Avis Everlast Powerlock 2 : mon verdict de coach

Un bon gant pour démarrer si tu es léger et que tu boxes deux à trois fois par semaine. Le verrouillage de poignet est vraiment au-dessus de la moyenne à ce prix. Au-delà de ce volume, je mettrais le budget ailleurs.
Le détail, ce que j’aime et ce que j’aime moins
Ce que j’aime
- Le verrouillage de poignet Turnback, le meilleur que j’aie vu dans cette gamme de prix
- Le format compact, tu n’as pas l’impression d’avoir des oreillers au bout des bras
- La barre de préhension bien placée, tu fermes le poing sans forcer
- La finition PU mate et grainée, loin du plastique brillant des gants d’entrée de gamme
- Le prix, tu le trouves régulièrement sous les 50 euros
Ce que j’aime moins
- Quatre couches de mousse seulement, contre cinq sur la version cuir
- La longévité, mon principal doute dès que le volume d’entraînement monte
- Le pouce qui demande un temps d’adaptation
- Pas assez épais pour du sparring appuyé, il faut monter en 16 oz
- Rien à faire chez un compétiteur, ce n’est pas son terrain
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70,00 €Noir, du 10 au 14 ozVoir le prixSur Amazon les tailles ne sont pas toutes au même prix, vérifie la tienne avant de commander.
Comment j’ai jugé ce gant
Je commence par là parce que c’est ce qui devrait toujours ouvrir un avis. Je n’ai pas acheté cette paire. Je ne vais pas te raconter que je l’ai usée pendant six mois pour donner du poids à ce que je dis.
Ce que j’ai fait, c’est les enfiler et travailler avec, au sac et en sparring. Et j’en croise régulièrement en salle, parce que c’est un des gants que les débutants achètent le plus quand ils passent du gant de fitness au vrai gant de boxe. Un coach voit passer beaucoup de matériel, et au bout d’un moment tu reconnais un gant à la façon dont il se comporte sous ta main.
Donc ce que tu lis ici, c’est un avis de pratiquant et de coach qui a mis les mains dedans. Quand je te parle de sensation, de maintien ou de fermeture, je te parle de ce que j’ai senti. Quand je te parle de durée de vie, je te dis clairement que j’anticipe à partir de la construction. Les deux ne valent pas la même chose, et tu as le droit de savoir lequel tu lis.
La construction et la finition
À l’ouverture, on est loin du plastique brillant des gants d’entrée de gamme. Everlast utilise un cuir synthétique PU annoncé comme premium, et ça se voit : le grain est mat, un peu texturé, ça ne fait pas jouet. L’intérieur est doublé d’un tissu doux qui encaisse correctement l’humidité.
La vraie bonne surprise, c’est le format. Le Powerlock 2 est un gant compact. Tu n’as pas cette impression d’avoir des oreillers au bout des bras qu’on a sur beaucoup de gants d’entraînement bon marché. Pour quelqu’un qui apprend à sortir vite et à revenir en garde, c’est un vrai plus, parce que tu sens tes mains.
La barre de préhension est bien placée. Tu fermes le poing naturellement, sans avoir à serrer pour compenser un rembourrage mal réparti. C’est le genre de détail qui ne se remarque pas quand il est bien fait, et qui gâche une séance entière quand il est raté.
Le point que je note moins bien, c’est le pouce. Il demande un temps d’adaptation, et les premières séances tu le sens. Ça passe, mais ça mérite d’être dit.
La mousse quatre couches
Le cœur du gant, c’est sa mousse à quatre couches, ce qu’Everlast appelle le Quad-Core. L’idée est classique et elle est bonne : faire absorber l’onde de choc progressivement plutôt que d’un seul bloc.
Au sac, ça donne un retour assez sec, avec un vrai claquement quand tu touches bien. Certains aiment ce feedback parce qu’il te dit tout de suite si tu as frappé propre ou si tu as poussé. Personnellement je trouve ça bien pour les pattes et pour le travail technique.
En sparring, ça passe bien tant que tu restes dans du travail contrôlé. Dès que tu veux appuyer, c’est autre chose : je trouve le gant pas assez épais. À 70 kilos, je ne descendrais pas sous le 16 oz avec ce modèle, et même en 16 oz tu sentiras qu’il est moins enveloppant qu’un gant pensé pour le sparring dur, type Venum ou Ringhorns.
Le chiffre à garder en tête : quatre couches ici, cinq sur la version cuir de la gamme. On y revient plus bas, parce que c’est ce qui explique l’essentiel de l’écart de prix.
Le maintien du poignet, le vrai point fort
S’il y a une raison d’acheter ce gant, c’est celle-là. Le système de fermeture, qu’Everlast appelle Turnback, est le meilleur que j’aie vu dans cette gamme de prix. La sangle est large, elle vient se rabattre et se verrouiller, et le poignet est réellement bloqué, pas juste entouré de velcro.
Pour un débutant, c’est un argument de sécurité avant d’être un argument de confort. La majorité des blessures de main chez les gens qui commencent ne viennent pas des jointures mais du poignet qui plie au moment de l’impact. Un gant qui verrouille correctement te protège d’une erreur que tu ne sais pas encore éviter.
Deux réserves quand même. La sangle est courte si tu mets des bandes épaisses, tu peux te retrouver juste à la fermeture. Et si tu as déjà du poids dans les mains et une bonne technique, tu trouveras des maintiens plus fermes ailleurs, notamment sur les modèles à lacets.
Si tu ne sais pas encore comment mettre tes bandes correctement, commence par là avant d’acheter quoi que ce soit, ça change plus de choses que le gant lui-même.
Les coloris en photos
Quatre finitions au catalogue, le même gant en dessous. Le choix est esthétique, pas technique. Attention simplement à la disponibilité : selon le coloris, toutes les tailles ne sont pas proposées, et le prix peut presque doubler entre la version la moins chère et la plus chère.




La longévité, ce que j’anticipe
Je ne vais pas te sortir une chronologie mois par mois que je n’ai pas vécue. Je n’ai pas usé cette paire sur une saison entière, donc je ne vais pas t’inventer une date de décès.
Ce que je peux te dire, c’est ce que la construction laisse prévoir. Quatre couches de mousse sur un revêtement PU assez fin, sur un gant qui tourne autour de 50 euros, ça ne joue pas dans la même cour qu’un cuir cousu à 150. Sur un pratiquant léger qui tape deux à trois fois par semaine, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Sur quelqu’un qui enchaîne quatre ou cinq séances de sac par semaine avec du poids dans les mains, je m’attends à sentir la mousse fatiguer assez vite, et les jointures commencer à traverser sur les gros impacts.
C’est mon principal doute sur ce gant, et c’est la raison pour laquelle je ne monte pas la note plus haut. Le reste est bien fait pour le prix.
Un réflexe qui change beaucoup de choses, quel que soit le gant : tu ne les laisses jamais fermés dans le sac après la séance. Tu les ouvres, tu les sors, tu les laisses respirer. La mousse et la doublure encaissent beaucoup mieux.
Synthétique ou cuir
La question revient tout le temps, alors voilà le raisonnement simple.
La version synthétique, celle dont on parle ici, c’est quatre couches de mousse et un revêtement PU, pour un prix qui tourne entre 40 et 70 euros selon la taille et le marchand. C’est le bon choix si tu démarres, si tu n’es pas sûr de tenir sur la durée, ou si tu boxes deux à trois fois par semaine.
La version cuir monte à cinq couches de mousse et passe au-dessus de 100 euros. Si tu sais déjà que tu vas t’entraîner sérieusement et souvent, c’est là qu’il faut mettre l’argent. Tu paies environ le double, mais tu ne rachètes pas dans un an.
Le pire choix, c’est de prendre le synthétique en sachant que tu vas taper cinq fois par semaine. Tu vas le tuer, et tu auras payé deux fois.
Questions fréquentes
Quelle taille prendre pour le Powerlock 2 ?
Le repère reste ton poids et ton usage. Sous 60 kilos, 10 ou 12 oz suffisent pour le sac. Entre 60 et 75 kilos, le 14 oz est polyvalent au sac et aux pattes. Mais dès que tu veux sparrer en appuyant, ce gant manque d’épaisseur : à 70 kilos, prends du 16 oz, pas moins. Attention, toutes les tailles ne sont pas disponibles partout : On-Fight s’arrête au 14 oz, alors qu’Amazon propose du 10 au 16 oz selon le coloris.
Le Powerlock 2 convient-il au muay-thaï ?
Ce n’est pas son terrain. C’est un gant de boxe anglaise, avec une paume en mesh qui limite un peu l’ouverture de la main. Pour le clinch et le travail de saisie, tu seras mieux servi par un gant pensé pour le muay-thaï.
Il taille grand ou petit ?
Plutôt juste. Le chausson intérieur n’est pas très généreux, et si tu mets des bandes épaisses tu vas le sentir. Dans le doute, prends la taille au-dessus.
C’est un bon gant pour débuter ?
Oui, c’est même son meilleur usage. Le verrouillage de poignet protège d’une erreur classique du débutant, le format compact aide à garder de la vitesse, et le prix reste raisonnable. C’est pour ça que je le note 6 et pas moins.
Faut-il prendre le Powerlock Pro à la place ?
Si ton budget le permet et que tu t’entraînes plus de trois fois par semaine, oui. Le Pro passe au cuir et à cinq couches de mousse, et c’est exactement ce qui manque à celui-ci sur la durée.